Enfants d'un peuple premier de la forêt équatoriale gabonaise, dépositaires d'un savoir intimement lié à leur environnement
L'association

Plaidoyer · Document universitaire · 2002

Argumentaire du colloque sur les peuples premiers d'Afrique centrale, à l'Université Omar Bongo de Libreville, du 28 janvier au 2 février 2002. Ebando en fut la cheville ouvrière logistique.

Une démarche novatrice, donnant accès à leur perception de leur mode de vie et de leur environnement.

Argumentaire du colloque, Université Omar Bongo, 2002

Contexte

Les peuples premiers d'Afrique centrale ont été les sujets de travaux scientifiques qui se sont poursuivis sur une longue période. Travaux d'analyse et de synthèse ne laissant place que très rarement à une expression endogène de ces peuples.

L'originalité de ce colloque, organisé par le LUTO avec la contribution de Proculture et du Centre Culturel Français, est double : soumettre l'état des recherches à un collectif de représentants issus de différents sous-groupes régionaux, et leur permettre d'exprimer directement une vision endogène de leur société.

La démarche

Une parole pleinement endogène.

Cette démarche a pour objectif de favoriser la construction de projets répondant à des besoins évalués non pas par des instances exogènes mais par les cultures premièrement concernées.

Il s'agit d'inscrire les peuples premiers dans une relation d'échanges réciproques de connaissances, afin d'assurer une meilleure conservation, d'une part de leur patrimoine culturel et, d'autre part, d'un savoir sur un patrimoine naturel qui leur est intimement lié et dont ils sont les propriétaires coutumiers.

Dans cette perspective, la démarche adoptée pour ce colloque est de présenter, dans un premier temps, l'état des travaux dans une discipline donnée et, dans un second temps, de donner la parole à leurs représentants afin qu'ils formulent leurs commentaires sur ces travaux, énoncent leur perception des choses et expriment leurs aspirations. À partir des sujets abordés, de leurs commentaires et suggestions, sont élaborés des programmes pluriannuels d'action.

Peuple premier de la forêt équatoriale gabonaise, dépositaire d'un savoir intimement lié à la nature
Les cultures premièrement concernées, dépositaires d'un savoir sur la forêt.Archive Ebando
Masque de raphia Edzengui et danse cérémonielle, expression vivante de la tradition des peuples de la forêt

Une vision endogène

Donner accès à leur perception de leur mode de vie et de leur environnement.

— Le sens du colloque

La parole rendue

Soumettre, écouter, agir.

Là où la recherche s'était longtemps contentée d'observer, ce colloque inverse le mouvement : il replace les premiers concernés au centre. Non comme objets d'étude, mais comme interlocuteurs et co-auteurs des programmes qui les concernent.

De cet échange réciproque naissent des livrables concrets : un patrimoine documenté, des langues conservées, une cartographie renouvelée, des programmes pluriannuels d'action. Le savoir cesse d'être prélevé pour être partagé.

Dessin évoquant la réalité quotidienne en forêt, témoignage graphique de la parole des peuples premiers
Un témoignage graphique de la parole rendue, recueilli auprès des premiers concernés.Archive Ebando · document symbolique

Produits attendus

Six livrables sur l'axe long.

Le colloque ne s'arrête pas à la parole : il en fait des outils durables, au service des communautés qui les ont nourris.

  • 01

    Bases de données

    Référentiel ethnographique

  • 02

    Dictionnaires

    Langues des peuples premiers du Gabon

  • 03

    Nouvelle cartographie

    Répartition géographique des peuples premiers au Gabon

  • 04

    Enregistrements musicaux

    Patrimoine sonore vivant

  • 05

    Films

    Documentaires anthropologiques

  • 06

    Publication des actes

    Recueil des contributions du colloque

L'esprit du colloque

Donner la parole, pas la prendre.